Cinq recueils édités ( Poésies, Fragments, Nouvelles)

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Poésie

 

 

Un poète parle à une femme exilée

et s'éprend éperdument d'elle

Il tombe amoureux

Il tombe en exil 

 

Tel est le thème de " la peau de l'exil"

un recueil d'une grande sensibilité, rédigé avec talent et passion. 

 

Nouvelles, Ed Déidcaces, Octobre 2014
Nouvelles, Ed Déidcaces, Octobre 2014

Nouvelles

 

Sept destins catapultés au vif de l’émotion. Dans chaque nouvelle, le personnage vit un événement qui le désarçonne. Son rapport au monde est alors percuté. Chaque identité se construit dans l’altérité. Un face à face, tantôt fragile, tantôt violent, courbe l’échine des êtres sous une réalité crue.

 

L’expérience de ces personnages de tous âges et de tous sexes, repentis ou non, nous parle. La quête de sens face à la trahison, l’amour, l’abandon, la solidarité, la mort ou l’espérance habite leur histoire. On touche une vérité, on atteint une lumière.

 

La nouvelle « Clair-obscur », qui ouvre ce livre, a obtenu le premier prix Charles Batut 2013 du rotary club de Bourges (France).

 

 

Poésies et Pensées, Ed Flammes Vives, Mars 2013
Poésies et Pensées, Ed Flammes Vives, Mars 2013

Fragments

 

1.

À l’origine du mot, la source

À l’émergence de la source,

Des voies d’encre sont passées

Des voix se sont ancrées

Dans l’abreuvoir se mire une dent de lait, tombée,

Qui essaie encore de parler

 

11.

Trois petits chats jouent face au mur blanc de ta mémoire. Tu pelotes les laines de tes nuits imparfaites. Au petit matin, ils dégourdissent leur joie souple et flexible au fond du couloir. Ils sont encore très près de toi, guettent ta main chaude de cette veine battante, qu’on nomme espoir.

 

43.

Le doute est une torture amoureuse, il fane les songes

Au petit matin, se lever sur les restes de Cassiopée

Le coeur déclassé, les années criantes dans la malle

L’incertitude comme seul sursaut, vent de poussières

irritantes,

Remettre l’étole trouée sur la bouche

Quand, au revers de nos peaux, seuls les reproches se

touchent

Je sais tes zones fragiles et tes mortes eaux

Comment construire une maison sur une rive inondée ?

Pour quelle œuvre et sous quel nom ?

 

51.

Mon espoir a toujours été plus vaste que mes craintes. Le visage de l’amour passe d’abord en moi.

 

55.

La maladie de notre siècle est de vivre dans une urgence vaine.

 

57.

Une pensée vertigineuse : l’échelle temporelle de l’espèce humaine par rapport à celle de la planète. Pour qui se prend-on avec notre présence d’un million d’années face aux 4,5 milliards d’ancienneté de notre sphère admirable ? En 150 ans, l’Homme a débridé les temps géologiques et modifié considérablement son environnement. Dans l’anthropocène, les vaniteux bipèdes ont les griffes acérées et les dents longues. L’homme s’adaptera-t-il à lui-même ? Le sourire de la lune est terrible. Je l’entends qui chuchote le respect des anciens, tambouille quelques cataplasmes à l’astre d’en face, dans sa mer de sérénité, si lointaine.

 

72.

Impressions de terre en fuite

Parcourir encore les lieux

Quelques grains de sable, un autre souvenir

Soudain le sel vient au tambour du coeur

Notre flamme brûle depuis des sabliers

 

154.

Le bruit d’une pièce dans un gobelet posé sur le sol, une plaque de chocolat à un ancien détenu, une boîte de thon à un couple errant sur le port. Parfois l’indifférence se suspend pour réchauffer à blanc le visage des sans abri que va absorber la nuit.

 

192.

Tu remplis l’espace avec l’ardeur de tes silences

Et l’éclair de tes espérances

Mon intime errance

Le chemin originel est dans celui que tu traceras

 

 

En marchant, Ed. Amalthée, 2010
En marchant, Ed. Amalthée, 2010

Poésies

 

L’amant

Tu déploies des drapeaux

A l’intérieur de moi

Que je hisse bien haut

Sans que personne ne voit

Tu apposes Sur la force d’un mot

Le chuchotement D’un doigt

Sur ta bouche s’ouvrent

Des calices immenses

Comme une mythologie incarnée

Tu soulèves les hanches et l’acier

Tu ouvres, sans larmes,

Un lac de montagne

Qui promène des amours en cage

Sur leur clapotis ronronnant

Tu offres la splendeur de l’amant

Quand dans une nuit sèche

Je me retourne

Sur de mauvaises brèches

Tu souffles comme Damoclès

Sur ma nuque de princesse

Je me relève pour polir un galet

Sur nos dèches d’amour

Nous avons tous triché

Rien alentour, à part une stupeur

Qui brillait

Avec toi, je ne veux rien user

Je resterai fidèle A l’inachevé

 Amour, lire attentivement la notice, Ed. Amalthée, 2005
Amour, lire attentivement la notice, Ed. Amalthée, 2005

Nouvelles et Poésies

L’amour en hiver

Je t’aime sans fin dans

Nos heures d’alcôve

Affamée sous tes mains

Je me donne jusqu’à l’aube

Les chutes de nos reins sont limpides

Tapissant nos draps humides

L’amour prend la place de l’idylle

Les heures se couchent sur notre île

Je m’accroche encore à ton ciel

Avant de redevenir mortelle