mar.

29

août

2017

Une larme qui ne trompe pas

Extrait des carnets de route de la poésie vagabonde ( mon nouveau livre en préparation )

Une larme qui ne trompe pas

 

Une île en forme de larme versée à la pointe de l'Inde, une perle baroque : j'ai les pieds à quelques degrés au Nord de l'équateur sur une parcelle des 65 600 Km2 du Sri-Lanka. Me revient, les paroles d'un poème écrit il y a quelques années : je suis une larme qui coule longtemps, m'oublieras-tu entre les gares, entre les gens? Cette scène, je ne pense pas pouvoir l'oublier. Elle s'inscrit dans ma mémoire, de par sa singularité et son émotion. Je suis entrée dans la fondation Millenium de Kandy pour la protection des éléphants. Je lis les panneaux, j'écoute la voix du volontaire qui nous explique le travail de l'association qui s'occupe de récupérer les éléphants en captivité qui ont souvent été maltraités. Dans la rivière en contrebas, un cornac s'occupe du bain d'un éléphant. J'observe avec délectation et je ressens, par effet miroir, le bien-être de l'animal qui s'étend dans l'eau généreuse. On me propose de faire un tour du parc à dos d'un pachyderme. Je refuse, je sais les effets néfastes de cette pratique, dans bons nombres de lieux touristiques. Je désire entrer en communication avec cet imposant mammifère d'une autre manière. Je m'approche d'un cornac qui se trouve à l'arrêt sur le chemin de terre. Je demande le nom de l'animal. C'est une femelle qui s'appelle Rany. Mon approche se prolonge, le cornac me donne l'autorisation d'aller plus près de l'animal. Ma tête est proche de sa trompe. Je me mets en dessous. Mes mains avancent vers son organe préhensible, résultante de la fusion de la lèvre supérieur et du nez. Son aspect est rugueux, caoutchouteux. Je prononce quelques phrases de rencontre et je continue à caresser la trompe de Rany. Son immense oeil jaune, à la pupille ovale et noire, roule de plaisir. Je ressens son besoin de tendresse et je continue à lui parler. Je sais qu'elle entend les variations douces de ma voix et qu'elle comprend mon intention pure à son égard, un désir de soin pour son être. Aristote le disait : l'éléphant est la bête qui dépasse toutes les autres par l'intelligence et l'esprit. Après quelques minutes, je vois une larme à la comissure de l'oeil de Rany qui se forme et qui perle doucement sur sa peau épaisse. L'émotion que je ressens à la vue de cette larme est intense. Elle m'offre, à son tour, quelque chose. Elle me parle à travers cet écoulement lacrymal. Une larme, juste une larme, qui se forme et charrie dans son roulement le mystère d'une libération, la vibration d'une sensation. J'entends couler une plainte ancienne, une frayeur de géant. Le temps s'étire comme mon amour. Nous sommes reliés par la simplicité de la douceur. Nous goûtons à cet instant de connexion qui nous décuple. Une unicité se tisse dans les fractures de nos respirations respectives. Nous devenons quelque chose de plus grand que la finitude de notre être. L'univers se détend et donne le secret de son expansion à travers deux vies qui se relient. Le monde a tant besoin d'être cajolé dans ses longs silences et sa mémoire d'éléphant.

mer.

02

août

2017

Peinture de Cristina Perez sur mon poème le voyageur

Les Amandiers fleurissent sous tes pieds

Quand ton cœur chaud cesse de saigner

Les lilas s’agenouillent devant toi

Au coin des rues et des peines perdues

Les oliviers t’ont regardé passer

Sans te retenir, leur sève a pleuré

Les dunes et les steppes s’allongent

Au crépuscule de tes pas

La somnolence de la terre

Se gonfle de ton errance

Tu dors sous le toit du monde

Et tu songes, désinvolte,

Sous la coupe du ciel

ven.

23

juin

2017

Article DNA

Sélestat - Spectacle à l’Evasion Quelques notes suspendues

 

Il est toujours délicat de clôturer une saison culturelle. Vendredi, à l’Evasion, la poésie vagabonde de Juliette Mouquet et Cristina Perez a posé quelques points de suspension en attendant la saison à venir... Certes ce n’était pas salle comble, mais l’instant vécu vendredi soir dans la salle de spectacle de l’Evasion, à Sélestat, avait ce parfum d’été, empreint d’aventures. C’est un duo franco-argentin composé de Juliette Mouquet et Cristina Perez qui a fait chauffer les planches de la scène. En quelques rimes et mélodies, le spectacle projetait l’assistance sur les sentiers escarpés et poétiques de la cordillère des Andes. Odes aux voyages, apologies du vagabondage, l’écriture de Juliette Mouquet a trouvé un écho dans les trilles joyeusement mélancoliques soufflées par Rudy, musicien péruvien rencontré sur la route. « Ce spectacle a été construit en une semaine », annonce avec une pointe de fierté Juliette Mouquet. Une réussite artistique qui s’est articulée autour de chants, de lectures de poèmes et de performances comme cette composition réalisée en direct à l’aide d’une pédale à effets créant des boucles sonores. Sur la scène, instruments électroniques et traditionnels alternent dans un mélange de tonalités ensoleillées avec, au cœur, des thématiques parfois engagées. « J’ai choisi un titre en hommage aux Vénézuéliens qui vivent une situation sociale compliquée », explique Rudy. Quelques notes avant l’été et le souffle qui pousse vers l’évasion.

 

mer.

17

mai

2017

L'instant papillon à Sifnos ...

mar.

25

avril

2017

Le poète

Toi que les dieux ont élu
pour que ruissellent de chants nos sources
et vibrent de sève nos forêts 
pour qu'arides ou herbeuses
nos montagnes soient montagnes
pour que terre soit la terre 
ferveur nos souffles
fidélité nos cœurs
hommes nos hommes

du plus profond de ton âme
du plus tumultueux de ton sang
du plus claire de tes rêves
du plus orageux de tes désirs
du plus intense de tes incantations
ah, jaillir la puissance de ta foi
le cri de leur délivrance
tu parleras
tu parleras la langue de ta pureté 
pour ceux dont la voix est emmurée
et la vie suspendue

tu parleras de ton innocence
pour ceux que l'on écrase de calomnie
jusqu'à ce que leur peau en exsude
tu parleras la langue de ta justice
pour ceux dont on aveugle la vue

au fer des barreaux

tu parleras de ton amour
pour ceux que l'on bat
pour ceux que l'on étouffe
pour ceux que l'on torture
pour les traqués
tu parleras

pour les condamnés 
tu parleras
pour les déportés
tu parleras
pour les non jugés 
tu parleras
pour les détenus 
tu parleras
pour les interdits 
tu parleras
pour les sans-défense
tu parleras

Pour ces milliers d'être morts parmi les morts
que l'on destine à la rage et à la haine
dans les ténèbres des prisons
tu parleras

car tu hais la violence
tu hais la calomnie
tu hais le mensonge
tu hais la haine
tu parleras

à eux aussi, tu parleras

tu parleras jusqu'aux confins des mers et des nuits
afin que vienne le jour
et qu'à nouveau pour eux
ruissellent le chant de nos sources
et vibrent de sève nos forêts
pour qu'arides ou herbeuses
nos montagnes soient montagnes
pour que terre soit la terre
ferveur nos souffles
fidélité nos cœurs
hommes nos hommes 
ton être est parole qui réconcilie avec la vie
parle ...

Thomas Rahandraha

ven.

31

mars

2017

Concert à l'institut français de Cotonou avec Séminvo

sam.

18

mars

2017

Le livre contre les maux de la cité 2017 - Cotonou

sam.

18

mars

2017

Le livre contre les maux de la cité 2017

Trois jours de partages et d'ateliers sur l'écriture de la nouvelle à l'institut français dans le cadre du Livre contre les maux de la cité 2017 avec l'Association des Écrivains Humanistes. Merci pour votre belle présence! Ne lâchez pas vos plumes si ce n'est pour rejoindre, le temps d'un songe, le langage éminent des oiseaux ...

mer.

15

mars

2017

La poésie comme thérapie !

mer.

15

mars

2017

La poésie comme thérapie !

Atelier poésie et Art thérapie au Centre National Hospitalier de Psychiatrie de Cotonou. Magnifique interaction avec les patients.
Journée à l'initiative de l'association des écrivains humanistes, le tout couronné par un don de livres de la Poésie Vagabonde et des éditions Nouveaux Horizons. 
Merci au Directeur Docteur Gansou Grégoire Magloire et à toute l'équipe du personnel soignant pour leur bel accueil.

 

" la poésie doit être faite par tous. Non par un. Toutes les tours d'ivoire seront démolies, toutes les paroles seront sacrées et l'homme s'étant enfin accordé à la réalité qui est sienne n'aura plus qu'à fermer les yeux pour que s'ouvrent les portes du merveilleux" Paul Eluard

 

 

mar.

07

mars

2017

Afrique, mon Afrique

Afrique, mon Afrique, je reviens. Berceau vibratoire, joie déhanchée, sourire d'ivoire. Les chats maigres mangent la souris qui effraie l'éléphant. La savane en cimetière. Qui court devant? Oublie le sang. Danse, frappe la terre avec tes pieds de gazelle. Coupé-décalé. Coupe la sève corrompue. Décale le cri dans le chant. Afrique, mon Afrique, j'entre dans le four de ton bruit. Charivari pour contrer la mort, chétive et sèche comme la chèvre hissée sur les branches de l'acacia. Ta nuque rousse dégouline de la sueur de l'ombre pour l’opprobre des puissants. Les motos taxis toussent et divisent l'arrogance blanche en sacs de riz. Des paniers, sur la tête des femmes, accrochent leur provision de fruits à une étoile. Dans la cour, le bois de la brousse, s'abandonne à chauffer l'espoir. L'igname se pile, les yeux rêvant, d'une boîte de sardines. Afrique, mon Afrique, ta peau craquelée de vieille femme console l'enfant mordu au mollet par la pauvreté. Et ces rires qui montent, qui se penchent pour effleurer ton bras enroulé du bracelet des mines. Ta main s'ouvre encore, tu te laisses extirper le magot. Mais personne ne dort sous des ponts confits de solitude. Entre les murs de parpaing, tu ouvres ton autre main. Chacun se serre pour laisser entrer le cri de l'affamé. Et ces rires qui montent aux joues, dans le déroulé des pagnes impactés de tendresse. Tu ouvres tes jardins exotiques et tranquilles derrière les grilles. Des nouvelles espèces apparaissent. Des présidents rois, avec un tronc aussi large qu'un baobab, prennent racine dans les palais avec des feuilles incomptables. On finit par dire qu'ils sont élus au suffrage dans le fard démocratique. Paris lorgne. Paris s'en satisfait en battant la monnaie. CFA. Qu'est ce que tu crois? Ils te tiennent par la barbichette de la dette. Le béret rouge d'un idéal égalitaire se retourne dans la poussière d'une voix. Sankara. Un bruit claque et descend des hauts plateaux comme l'Harmattan. C'est le son des tongs d'une fillette qui court vers un livre de poésie. Elle cherche son reflet dans les pages. Une lueur vibre dans le marigot étouffé de plastiques, assoiffé de lune. Les rouleaux déferlent, les mains se lèvent, crête d'une jeunesse océan. Afrique, mon Afrique, regarde devant ! L'humidité en grosse pluie. Mes lèvres tentent d'épeler tes mille ethnies. Des cordons luminescents se balancent aux feuillages enchantés. Des vœux de vie, des vies qui veulent. Ne cherche pas à toucher du doigt l'idéal bling bling, le costume made in china, la démarche pacotille. Cherche à toucher du doigt l'immense savoir du passé, les bibliothèques brûlées dans la langue des ancêtres. Renoue avec cette transe ferrée au sang chaloupé. Danse, frappe la terre avec tes pieds de gazelle. Je danse avec toi et j'entre dans la nuit d'encre. Dans le silence qui confond toutes les voix. Un silence gros comme tes hanches Mama Africa! Le silence natif avant l'embrasement de tous les mots. La langue rythmique qui défait la terre pour l'unir au chant. J'entre dans l'utérus du monde. Je remonte la cordée rouge de l'origine, la latérite des exclus. Les hommes sont des mots colorés perdus dans le chaos qui les a fait naître. Les mots se cherchent, veulent s'assembler et sortir de l'enfer de l'exclusion. Un mot seul ne sert à rien. Un mot seul n'est pas un mot. Hémorragie de la délivrance. Les hommes se cherchent comme les mots dans la nostalgie du silence originel. Afrique, mon Afrique. Danse, frappe la terre avec tes pieds de gazelle. Fais brûler le bois dans les langues. Délivre la poésie la vie...

ven.

24

févr.

2017

Radio du 21/02/2017

lun.

13

févr.

2017

Rabindranath TAGORE (1861-1941) Inde, Calcutta.

Son père l'appela Rabindra, le soleil, car disait-il: "plus tard, comme lui, il ira par le monde et le monde en sera illuminé " La vie et l'oeuvre de Tagore donnèrent raison à la prédiction paternelle. Quatorzième enfant d'une famille de brahmanes bengalis, Tagore exprima des dons multiples: compositeur, écrivain, dramaturge, poète, peintre et philosophe indien. Tagore est un des pères de la littérature moderne indienne. Son oeuvre est immense et fascinante. Il est l'auteur de plus de mille poèmes, deux mille chansons dont il a également écrit la musique. Deux de ses chants sont devenus des hymnes nationaux ( Inde et Bangladesh). Premier écrivain d'Asie à recevoir le prix Nobel de littérature en 1913. Mais le contemplatif Rabindranath Tagore fut aussi un homme engagé. Il est opposé au système des castes, préoccupé par une nécessaire évolution sociale, par le sort des paysans, la condition féminine, l'alliance de certaines traditions avec l'évolution des cultures notamment le partage avec la culture occidentale. En 1901, il crée en pleine nature l'école de Santiniketan, école sous les arbres ouverte aux garçons et aux filles, une grande hardiesse pour l'époque, qui dispense un enseignement orienté vers le développement de la pensée autonome, l'harmonie avec la nature et l'apprentissage des arts. En 1921, il crée une Université ouverte sur le monde qui existe encore aujourd'hui. Homme de compassion et de tolérance, humaniste, Rabindranath Tagore exprime la conviction que la plus haute sagesse ne vient pas des livres, fussent-ils saints, mais du cœur.

 

"Ma religion est une religion de poète. Tout ce que je ressens vient de ma vision et non de mon savoir"

" Il me faudra mourir et mourir encore pour savoir que la vie est inépuisable"

" N’as-tu donc pas entendu dire que la fleur règne en splendeur dans les épines? Éveille ! Éveille toi !"

" Nous voyons partout le jeu de la vie et de la mort, cette transmutation de l'ancien en le nouveau. Le jour vient à nous chaque matin, tout blanc, tout nu, frais comme une fleur. Mais nous savons qu'il est vieux ; il est le Temps lui-même. C'est le même très ancien jour qui a reçu dans ses bras notre globe nouveau-né, l'a recouvert de son blanc manteau de lumière, et l'a lancé dans le grand pèlerinage au milieu des étoiles. Ses pas pourtant ne sont point las, ni ses yeux fatigués. Il porte l'amulette d'or de l'éternité qui ne connaît pas la vieillesse, et dont le toucher efface toutes rides du front de la nature. Notre monde porte l'immortelle jeunesse au plus profond de son cœur."

Photo réalisée à la GOA STATE CENTRAL LIBRARY de Panjim, une des plus anciennes d'Inde construite en 1832.

dim.

12

févr.

2017

Happy Hampi

dim.

12

févr.

2017

Happy Hampi

Le plateau du Deccan

fait des bulles de pierres

en mâchant les ruines

de l'empire Vijayanagara

Paysage insolite et grandiose

Je jette un caillou 

pour savoir sur quelle 

face du monde

il retombera ...

Le vent apporte

le duvet 

d'une graine blanche

J'attends l'oracle

alors que passe

un coracle

sur la Tungabhadrâ

 

mar.

17

janv.

2017

INDIA / PANAJI & OLD GOA : Surprenante et Sublime capitale de Goa

sam.

14

janv.

2017

Le jour se lève sur Roissy. Embarquement vers l'Inde pour rejoindre Maurice Steinecker, l'immense compositeur des musiques de la Poésie vagabonde

mar.

10

janv.

2017

La neige insultée

Je suis sortie pour craquer mes pas dans la neige fraîchement tombée sur la ville d'Obernai. Dans la rue citadine bordée de voitures, mon regard s'est arrêté sur le pare-brise immaculé de l'une d'elles. Un doigt y avait tracé une insulte dans la neige. Un doigt d'énergumène gonflé par la bêtise, la frustration ou la haine, défoulant sur le blanc sa vacuité agressive. L’humanité a le QI en chute. Une émission scientifique m'avait apporté cette information au déjeuner. "Le cerveau endommagé". Et la chute de la neige dans tout ça? La pureté ne dure pas. Mais son affront est réparable. La lecture du mot PUTE réveilla une blessure en moi, venue des passerelles vacillantes de l'enfance, quand une adulte m'avait insultée de la sorte. En observant le pare-brise, mon esprit me souffla qu'il suffisait d'un trait. Arrondir le U pour changer l'insulte en camaraderie. Mais je n'osais le faire sentant la présence d'un couple derrière moi. J'ai encore cette vieille manie de me cacher pour bénir le monde, parler aux oiseaux et lancer des baisers vers le ciel. C'est un reste de protection face à la société carnassière qui assassine trois millions d'animaux par jour, qui nous enseigne qu'aimer c'est être mièvre, qui complote, qui concurrence qui aime la syllabe con, qui se nourrit d'insultes donc! Qui ne lit pas assez ses poètes notamment Baudelaire qui, lui, avait compris que la sensibilité d'un individu, c'est son génie! Alors affirmer sa délicatesse prend du temps, on évalue les courbes. Je me préparais à agir pour réenchanter le pare-brise, à l'abri des regards comme une fée silencieuse, pour ainsi éviter un coup au cœur inutile au propriétaire du bolide insulté. Mais je vis le long de la route d'autres pare-brises maculés-insultés. Il fallait donc échauffer le doigt, l'insulte s'était propagée comme un virus grippal! Avançant dans l'observation du désastre, c'est ainsi que je nomme tout sabotage d'émerveillement, je découvrais quelques voitures plus loin, la réparation du préjudice mise à l'oeuvre. Quelqu'un avait pensé et agi comme moi. Miracle. J'avais un allié de bienveillance dans le sensible. Cette découverte me mit doublement en joie. Les voitures suivantes avaient toutes bénéficié du geste. Un seul petit trait et on pouvait lire sur la neige POTE. Certains salissent le monde et d'autres le transforment...

sam.

07

janv.

2017

Séries photographiques : Chez Mot, Hoi An, Nov 2016

sam.

07

janv.

2017

Séries photographiques : Chez Mot, Hoi An, Nov 2016

Je suis la rue ouverte
sur la chaise du monde
Le peigne des années
qui tisse des soirs dorés
à l'enfant du foyer 

mer.

07

déc.

2016

L'hiver est arrivé sur Obernai

mer.

07

déc.

2016

L'hiver est arrivé à Obernai

Ardeur du givre
Dans ma petite ville
Le jour est une fumée blanche
Génération spontanée 
Toiles de cristal aux branches
Et ce thorax bombé
D'un oiseau qui chante

sam.

03

déc.

2016

Fin de séjour en apothéose au Vietnam par l'accueil quasi-hystérique à l'école primaire de Chiang Mai à Hanoi ... Les enfants adorent la Poésie Vagabonde !

mar.

29

nov.

2016

Vietnam Power

ven.

25

nov.

2016

Amusée

 

 

 

 

Au Vietnam, il convient de tout enlever pour aller aux toilettes !

mer.

23

nov.

2016

Tra Que

mer.

23

nov.

2016

Tra Que

Bucolique promenade à bicyclette dans le village de Tra Que, où une agriculture saine et biologique est pratiquée. Prés de 150 familles vivent du maraîchage avec notamment la production d'un riche bouquet aromatique qui parfume les mets délicieux vietnamiens : ciboulette, basilic, menthe, aneth, coriandre ou rau ram ... 
Le Vietnam est un pays essentiellement agricole avec une population majoritairement rurale. Mais l'exode vers les villes, des moins de 30 ans constituant la moitié des 94,8 millions d'habitants, se fait sentir. Explosion du taux d'urbanisation, pénurie de main d'oeuvre agricole, manque d'infrastructure, problèmes sanitaires et environnementaux liés à cet afflux. Une structure démographique d'or, avec 2 personnes actives pour 1 personne non-active, qui aura le défi du développement durable à relever dans ce XXIe siécle bondissant!

mar.

22

nov.

2016

Hué, la cité pourpre impériale

 

 

 

 

 

 

Dans le Mausolée de Minh Mang

( 1820 -1840, dynastie des Nguyên ) L'empereur aux 142 enfants !!!

dim.

20

nov.

2016

Hoi An

dim.

20

nov.

2016

Hoi An

Être nervure
Dentelle 
Fil recousu 
À la force d'un rêve
Quelques notes poétiques
ont résonné
dans la ville des couturières
et des lanternes ...

ven.

18

nov.

2016

Le Vietnam actuel

Un scooter 
Un casque 
Un masque 
et le portable 
Plongée dans 
le Vietnam actuel ...
Le port du masque a plusieurs fonctions : se protéger de la poussière, des pollutions, et surtout pour les femmes, garder la peau blanche, le summum de la beauté en Asie. Mesdames, rangez vos bikinis! Il n'est pas rare de voir un homme à l'arrêt, masque baissé et cigarette au bec. J'adore les paradoxes ! Ce pays en regorge sous divers aspects. Quant au portable, les gens sont hyper-connectés. Les cellulaires et leurs accessoires constituent d'ailleurs un des premiers produits d'exportation avec le riz... Chapeau conique dans une main et facebook dans l'autre ...

mer.

16

nov.

2016

Moment poétique

 

 

 

 

 

 

Une libellule

du golfe de Thaïlande
picore
des mots tendres

mar.

15

nov.

2016

Phu Quôc

mar.

15

nov.

2016

Arrivée à Phu Quôc

Arrivée sur l'île de Phu Quôc, plage de l'auberge Thanh Kieu
Thank you pour cette hallucinante beauté ...
J'ouvre la bouche comme un poisson sorti de l'eau, 
me laissant traverser par des onomatopées 
allant du Wouaaa au Oooooh !
Demain, j'y chanterai ma poésie vagabonde ...
Baignade et jus de mangue frais 
Je regarde le soleil se coucher 
sur le golfe de Thaïlande
J'en tremble ...
Nous sommes le 14 novembre 
un vietnamien 
photographie la lune ...

lun.

14

nov.

2016

L'histoire d'une photo ...

http://blog.mondediplo.net/2013-05-27-Au-Vietnam-une-petite-fille-sur-une-photo

lun.

14

nov.

2016

Guerre chimique

lun.

14

nov.

2016

Guerre chimique

Des minutes de silence 
énormes
me prennent la gorge
quand je foule le sol 
de la folie des hommes
Partout
Au passé 
Au présent 
le génocide
l'écocide
Le futur est-il 
inéluctablement
un passé qui redevient présent ?

Sous la forêt 
Sous la plage
Des larmes de sang 
La terreur est fatiguée 
de s'enfanter
La terre a soif 
de paix
Combien de fois l'Homme
doit-il apprendre
sa leçon ?
Au coin du monde
un oiseau réenchante 
son nom

sam.

12

nov.

2016

Tay Ninh

sam.

12

nov.

2016

Tay Ninh

Victor Hugo érigé en Saint à Tay Ninh, petite ville proche de la frontière du Cambodge, siège du Caodaisme. Bouddhisme rénové et syncrétisme vietnamien par excellence. Cette religion a été instauré par Ngo Van Chieu dans les années 1920. Sa philosophie emprunte au bouddhisme, au confucianisme, au taoïsme, au christianisme et aux croyances ancestrales vietnamiennes. Le caodaïsme possède la notion de guides spirituels qui sont puisés dans toutes les cultures: Victor Hugo, Jeanne d'Arc, Pasteur, Churchill, Lénine, Shakespeare, Bouddha, Jésus, Mahomet ...
Les intégristes des religions monothéistes qui se battent pour imposer leur croyance, ici, seraient calmés...
L'architecture originale du temple cathédrale et du centre monastique évoque différents symboles. Cette religion fut reconnue en 1926 par les autorités coloniales de l'Indochine française et regrouperait actuellement plus de 5 millions d'adeptes. 
Un lieu unique au monde !


Afficher plus de réact

mer.

09

nov.

2016

Envol pour Saigon

 

Durant le vol pour le Vietnam, je rencontre Jojo, le yovo de sasamu qui me parle de Prosper papillon qui peint avec des colorants naturels de la forêt de Kpalimé! C'est dingue... Résonances, connexion! Ah le Togo est avec moi partout! Bien arrivée au Vietnam sous 28 degrés et un grand soleil. Merveilleux accueil dans un espace limousine avec eau fraîche! La poésie vagabonde prend du galon 😀. Je vais me coucher! Décalage horaire de 6h après 11h de vol... Bisous😘

mer.

09

nov.

2016

Départ pour le Vietnam

 

 

Ciel gris
picotant de neige
Je m'en vais
picorer du riz ...

ven.

04

nov.

2016

Déclaration

Je déclare la nécessité vitale pour chaque être humain d'apposer son front contre la sève d'un arbre, pour sentir battre l'énergie nourricière, que ce géant vert, en eau et en air, redonne à la terre. Les pieds dans l'humus, l'homo sapiens réapprendra l'humilité. Et connectera son cerveau sur-sollicité, surendetté à un réseau de racines ancestrales, où dans des temps immémoriaux, la canopée lui servait d'assise et le protéger. Ainsi, les mains sur les tempes, l'homme ploiera peut-être de cette vision essentielle, du sens profond de la vie et de ce que son espèce en a fait. L'arbre dans son immobilité généreuse redressera lentement ses vertèbres contre son tronc. Quelques larmes lui monteront comme la rosée d'un nouveau jour. 

0 commentaires

mer.

02

nov.

2016

Paris

0 commentaires

ven.

07

oct.

2016

Mon nouveau recueil vient de paraître aux éditions flammes vives !

jeu.

29

sept.

2016

Le film ....

dim.

25

sept.

2016

Photo-Poème - Montpellier 2016

On vit dangereusement
face à la lumière du stade
Que veux tu qu'il me reste 
à part écrire
pendant que d'autres roulent
en bécane
Quelque chose est resté 
coincé dans la gorge du temps
Une souffrance obsédante
J'entends le cri d'un enfant
Quelque chose est mort 
en moi
Je ne veux pas m'en souvenir
Je voulais aimer tes bras
Grandes herbes folles
ne donnez pas trop de spasmes
à l'ange qui dort prés de moi
Laissez moi sur un fil
battre la sève du pourquoi
Et construire un radeau de béryl
dans les trous du regard
Quand on se perd
parmi les autres 
L'esprit suspendu au tison
de l'ailleurs
Pris dans l'axe central 
du globe
qui unit les deux pôles
Dans mon oeil danse
la tectonique des villes humaines
Partout des hommes glissent
vers la lueur d'un bouge
flétries d'alcool du capital
Des femmes aux dents larges
écartent des buvards
pour rédimer le désespoir
à leur triangle 
La chair a l'audace
du saumon
Elle saute les berges
pour frayer sa folie
l'éclosion suprême

mer.

21

sept.

2016

Magnifique accueil par l'espace Grun de Cernay

mar.

20

sept.

2016

Belle vie pour la poésie vagabonde

dim.

28

août

2016

Summerlied 2016 ( Photos : Roland Asimus )

ven.

26

août

2016

Autriche, à Vienne. Saisir l'instant photographique ...

dim.

03

juil.

2016

Mongolie, le pays du grand ciel

Loin très loin. Au delà de la Russie. Au dessus de la Chine. Terre nomade. Flot de poésie. Poésie vagabonde. Le drapeau bleu, rouge, or Mongol flotte au vent. Le ciel éclate de soleil et d'une neige d'été. Pluie de pollen et premières déambulations dans la capitale Oulan-bator. Je fais tourner les moulins à prière du temple de Gandantegchenling et renverse la nuque pour apprécier la hauteur vertigineuse du Bouddha. Dans le musée historique, mes yeux fatigués par le décalage horaire absorbent les objets, les costumes, les fresques, les conquêtes et les rites. De Gengis Khan aux traditions chamaniques, mon esprit se hisse dans les trois mondes. Demain les grands espaces m'attendent. Le parc Terelj ouvre sa vaste mélodie de verdure et de vent. La mousson, qui a lessivé la capitale pendant la nuit, s'est dissipée. Une nouvelle naissance nous attend dans la grotte du rocher de la tortue. "Voyager c'est naître et mourir à chaque instant" ( Victor Hugo) . Première nuit dans l'étendue verte et mystique. Je fais fondre la viande sous la langue. Prés du poêle qui réchauffe la yourte. J'écoute Tseegi, la chamane, qui joue de la guimbarde. Mon cœur roule sur le mystère. Première libation. Le ciel a soif de lait. Quelques offrandes aux esprits avant d'aller se coucher. Matinée nomade, nous roulons sur le territoire de Gengis Khan. Imposante et immense statue. Acier et hauteur. 200 ingénieurs de différentes nationalités ont travaillé à l'édification de ce monument révélateur de l'admiration du peuple Mongol pour ce grand conquérant qui a étendu l'empire aux XIII ème siécle jusqu'en Hongrie. Longue route sous le grand ciel, la tête dodeline et le pare-brise s'impacte de petites averses. Nous quittons l'asphalte pour prendre les pistes sur l'herbe grasse où paissent librement des troupeaux de chèvres, de moutons, de yaks ou de vaches. Au loin, nous apercevons la montagne sacrée de Burkan Khaldum. L’œil ne se cogne à aucun bâtiment. L'espace est enivrant. Enkee, le chauffeur, s'arrête à la hauteur d'un jeune homme à moto. Je me baigne dans la sonorité de cette langue agglutinante à l'alphabet cyrillique et à l'harmonie vocalique surprenante. Nous finissons par le suivre et nous arrivons prés du coude majestueux d'une rivière. Sa famille nous accueille, éleveurs nomades. Prendre le pouls de la steppe et vivre plusieurs jours à leur rythme. Claquer des dents au petit matin, dans l'humidité du grand sol herbeux quand le poêle de la yourte s'est éteint. Dormir dans le souffle des autres et le filet des rêves. Sortir de l'enclos circulaire comme du ventre de la terre mère dans cet océan vert. Aller vers la rivière fraîche pour faire une toilette de chat. Épouser le soleil qui réveille mon regard et réchauffe mon corps. Petit déjeuner copieux préparé par Enkee. Je lis un poème sibérien sur les ancêtres au groupe. Nous marchons avec Tseegi et Baaska le long de l'eau et nous ouvrons les mains pour absorber l'énergie des éléments qui palpitent sur cette espace infini. Des chevaux sauvages passent dans la lumière aveuglante. Un superbe galop nous attend. Un cavalier Mongol rattrape mon écharpe qui se libère dans le vent. Au crépuscule, les vaches rentrent toutes eules dans l'enclos de la traite. Mes mains maladroites se couvrent de lait pour presser le pi gonflé. Repas abondants, univers lacté, vodka tournant dans un seul verre pour les chants généreux des soirées autour du feu. Tseeki a mis son costume et préparé la table d'offrandes aux esprits prés de la yourte. Elle bat du tambour. Mes mains se mettent à trembler. Transe et révélation. Et que tourne le chant audacieux des vagabonds ! Le jour, nous écrivons, dessinons et rions avec les enfants. Vie simple, décroissante de matériel, croissante de spirituel. Amas de pierres et tissus bleus sur les ovoos au vent des vœux. En faire trois fois le tour pour honorer l'esprit des lieux. Au pied des montagnes du Khan Kentii, la plume d'un rapace est venue dans ma main. Je la mets dans mes cheveux pour le concert de la poésie vagabonde le dernier soir sous la yourte. Prés du grand plat de lait caillé, les enfants dansent et les adultes écoutent mes mélodies venues d'ailleurs. Sourire et cœur généreux. Je bénis tous les êtres qui m'accompagnent dans cet espace infini comme le visible et l'invisible de la poésie.

" Le chamanisme est notre première religion.

Nous honorons les esprits de la terre,

de la forêt, de l'eau, de l'air

et surtout du ciel.

C'est la religion de la poésie"

Tsering, Maître chaman

sam.

02

juil.

2016

Mongolie, le pays du grand ciel ...

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mer.

18

mai

2016

Echanges culturels

La poésie vagabonde fait vivre les échanges culturels entre les enfants du primaire de Wingen-sur-Moder et de l'orphelinat de la maison de l'espoir au Togo. Ateliers d'écriture pour parler de la vie de chacun. voeux poétiques, nature, saison. Mercredi 11 mai, atlier sur les fruits et légumes de la région - écriture drôle et poétique de la recette de la choucroute par les enfants. Belle synchronicité. La maman d'un enfant de Wingen d'origine togolaise nous a fait découvrir le gboma pour finir l'atelier par un ravissement des papilles ...

lun.

11

avril

2016

Beau public à l'Arxipelag green de Perpignan

lun.

04

avril

2016

Au cœur de l'Amazonie

lun.

04

avril

2016

Au cœur de l'Amazonie

Exubérance végétale

et méandres de l'eau

depuis le hublot

 

*

 

Sur le tarmac moite

un arc en ciel

me fait de l’œil

 

*

 

Moto-taxis

et barques de bois

Glisser dans l'humidité

des distances

 

*

 

Le klaxon dort

L'eau roule

 

*

 

Il est vraiment sur la photographie

le Ouistiti !

 

*

 

Puissance

La masse brune avance

Comme les hanches

du río Marañón sont amples

 

*

 

Passer un bras d'eau

qui enlace les roseaux

et porte les pattes élancées

des grues blanches

 

*

 

Après 1600 km de descente

Peu après Nauta

Fusion avec l'Ucayali

Naissance de l'Amazone

Tiens, un dauphin rose !

 

*

 

Nous naviguons

sur l'immense largeur

dans la clameur animale

 

*

 

J'écoute la pulsation de la

première langue du monde

 

*

 

Une femme bénit le fleuve

avec deux feuilles de coca

 

*

 

Accoster

Mains tendues

Regard doux

sur pilotis de bois

*

 

Il suffit de s'asseoir un instant

pour voir passer la création

les couleurs sur les ailes

des papillons

 

 

*

 

Je m'imprègne d'eau

Tout se ramollit et se courbe

Mes boucles sont superbes

à l'orée de la forêt amazonienne

 

*

 

Un arbre écoute

au coude du fleuve

la poésie des enfants

de l'école Nyi

 

*

 

Ils peignent

à côté des oiseaux

dans la chevelure

des rêves

 

*

 

Lecture à deux voix

sous le toit de palme

Elegir una palabra

 

 

*

 

Le rire est quotidien

L'étreinte spontanée

 

*

 

Je me balance

dans le cadeau des sens

Hamac en Amazonie

 

*

 

Chaque minute porte sa mélodie

et son cri

Foisonnante et bondissante

Amazonie

 

*

 

Chambre avec vue sur vert

derrière la moustiquaire

 

*

 

La nuit est un concert

à ciel ouvert

 

*

Impression de dormir dans le cocon du monde Balbutiement de phrases impuissantes et chaudes Restituer la forêt grasse des sens !

 

*

 

Après la lluvia insensée

Des nuages consolés

 

*

 

Je ne fais que t'effleurer

Te pénétrer est un possible

impossible

Ton mystère reste entier

Forêt première

Je m'incline

quand tu élances

le chant de ta biodiversité

immense

 

*

 

Dans ton antre humide

60 fois plus d'arbres adultes

que d'êtres humains sur la planète

Mais je suis inquiète

Humilité ou avidité

 

*

 

Dans l'humidité du cœur

Comme la vie est douce

 

*

 

Je m'assoupis dans la vibration

luxuriance, abondance, pétulance

Un seul moustique m'empêche

de disparaître ...

jeu.

31

mars

2016

Solamente la selva...

sam.

19

mars

2016

Arrivée en Amazonie ...